Valeur verte des logements : un critère variable selon les régions

Comme chaque année, le Conseil Supérieur du Notariat (CSN) dévoile les résultats de son étude sur la « valeur verte » des logements, c'est-à-dire l'augmentation du prix d'un logement liée à de meilleures performances énergétiques.

Les notaires de France précisent que, pour cette nouvelle étude basée sur les chiffres de l'année 2020, l'ancien diagnostic de performances énergétiques (DPE) a été pris en compte.

Pour rappel, depuis le 1er juillet 2021, le mode de calcul du DPE a été modifié, ne s'appuyant plus sur les factures énergétiques, mais sur un ensemble de caractéristiques du logement (année de construction, localisation, isolation, système de chauffage, type de fenêtres...). De fait, les DPE ne pourront plus être déclarés « vierges » comme cela pouvait être le cas lorsque le propriétaire n'avait pas accès aux factures des locataires.

  

39 % des logements anciens vendus en 2020 avaient une étiquette D

Selon l'étude, en 2020, 7 % des logements anciens vendus présentaient une étiquette A ou B, et 11 % étaient des passoires énergétiques (F ou G).

En dehors de ces extrêmes, l'étiquette D concerne la part la plus importante des logements vendus sur l'ensemble de la France en 2020, avec 39 %, suivie par l'étiquette E (24 %).

 

L'étiquette énergétique, davantage prise en compte dans l'ouest de la France

Concernant la valeur verte des logements, l'étude révèle que la plus-value pour les appartements les moins énergivores a nettement augmenté dans le Centre-Val de Loire, passant de +7 % en 2019 à +17 % en 2020. Inversement, elle a diminué en Bourgogne-Franche-Comté (de +16 % en 2019, à +8 % en 2020). À noter également : la moins-value des appartements les plus énergivores, qui s'est particulièrement accrue en Nouvelle-Aquitaine (de -9 % en 2019 à -14 % en 2020).

Concernant les maisons, la moins-value est encore plus importante en Nouvelle-Aquitaine, avec en moyenne -20 %. Globalement, le CSN note que la plus-value sur les maisons les plus performantes est plus marquée à l'Ouest, avec notamment +14 % en Nouvelle-Aquitaine, contre +7 % en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les notaires de France rappellent par ailleurs que l'impact d'une mauvaise étiquette énergétique est moindre dans les zones où le marché immobilier est tendu. C'est notamment le cas en Île-de-France, où les plus-value et moins-value sont moins significatives.

Source Batiweb.com

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